Travail hybride

Santé des collaborateurs : les bonnes pratiques du travail hybride

3/01/2022

Les bonnes pratiques du travail hybride à adopter en 2022

Comment faire en sorte que le travail hybride, entre présentiel et distanciel, permette à chaque collaborateur d’évoluer et de s’épanouir sans risque sur sa santé ? En prenant en compte le triptyque : équilibre vie personnelle et vie professionnelle, engagement et cohésion. Un facteur capital pour l’année à venir.

Des signes de mal-être avec la distance

De nombreux travailleurs ont montré des signes de souffrance lorsqu’ils travaillaient à distance. C’est l’une des conséquences du télétravail qu’une étude OpinionWay pour Empreinte Humaine a mis en évidence récemment avec une augmentation de 25 % de burn-out par rapport au mois de mai dernier.

Un télétravail favorable aux problèmes de santé

De plus, deux salariés sur dix sont en arrêt maladie pour des raisons psychologiques.

Ce que confirme l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail dans un rapport sur les incidences positives et négatives du télétravail publié fin octobre après une enquête menée auprès d’employés et d’employeurs d’Espagne, de France et d’Italie : « Si le télétravail a aidé les entreprises à évoluer et à survivre à la pandémie de COVID-19, il a accru le risque que courent les travailleurs à développer des troubles musculo-squelettiques et des problèmes de santé mentale. » Les causes : la pandémie, l’intensification du travail, l’isolement, la fatigue, la surcharge de communication visuelle, les mauvaises conditions ergonomiques à la maison, plus de stress, la perte du collectif, un manque de reconnaissance, etc.

L’importance de trouver l’équilibre

Dans le même temps, une grande majorité de salariés (80 % selon l’Anact dans une étude publiée en juin) souhaite continuer à pouvoir travailler à distance entre un à trois jours par semaine. Dès lors, comment les managers peuvent-ils offrir un meilleur équilibre à leur collaborateur en appliquant les formes de travail nouvelles ? L’objectif est simple : veiller à leur bien-être et à leur équilibre et ce, à distance ou non.

Des évolutions nécessaires

Pour cela, les méthodes de management - qui ont déjà été bouleversées en 2021 - doivent continuer leur mutation et peuvent se traduire par quelques pistes : une organisation du travail modifiée en profondeur permet un équilibre vie personnelle et vie professionnelle (bonne nouvelle : une étude de Sopra Steria Next montre que 71 % des patrons de grandes entreprises en particulier prévoient de pérenniser le télétravail). Accorder plus d’autonomie dans la réalisation de tâches avec une flexibilité individualisée et laisser une plus grande place à la confiance apporteront motivation et engagement supplémentaires des salariés.

La cohésion d’équipe ne doit plus être oubliée

Pour une organisation du travail de qualité, prendre en compte le bien-être des collaborateurs par des points réguliers et personnalisés tout en ayant de l’empathie sera bénéfique aussi bien pour l’employé que pour l’entreprise. Enfin, en télétravail ou non, la cohésion d’équipe doit demeurer au centre des préoccupations avec des temps d’échange adaptés à la forme de discussion (en réel ou à travers un écran). La proximité doit être maintenue où que se trouve l’employé, il est donc nécessaire de développer et de maintenir des temps formels ou informels conduits par le manager et des collègues. De quoi remplacer les discussions autour de la machine à café par exemple, mais aussi parfois de repérer les signaux faibles.  Autant d’applications qui viendront limiter ainsi tout risque sur la santé mentale des collaborateurs.

Tags:Travail hybrideSanté au travailGRHManagement

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